lundi 19 août 2019

Monsieur Vincent (M. Cloche, 1947)




Le film de Maurice Cloche, de facture assez classique, est traversé par l'interprétation exceptionnelle de Pierre Fresnay. Il compose un Vincent de Paul extraordinaire de dévouement et de volonté. Le visage de l’acteur, son phrasé si typique, sa démarche humble mais déterminée, tout concourt à peindre un personnage hors du commun, mu par une relation intime à Dieu. Le film est aussi porté par de très bons dialogues, avec notamment une tirade finale qui clôt magnifiquement – et sobrement – le film.



On peut rapprocher Monsieur Vincent du Chant de Bernadette de Henry King (mais qui se disperse au milieu de différents personnages et ne bénéficie pas de la même qualité d’interprétation) ou du très beau Thérèse de Alain Cavalier qui va beaucoup plus loin en épurant complètement son film pour signifier la grâce qui habitait Thérèse (et qui bénéficie là aussi d’une actrice lumineuse).


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